Film devant lequel je me suis endormie hier soir. Délicieux moment que celui où les yeux commencent à se fermer comme une caresse, le corps est détendu, bien au chaud. On résiste quelques minutes, en se disant que quand même, faudrait le voir ce film. puis tout compte fait, non. Ben Affleck a une sourire de coeur mais il ne fait pas le poids par rapport à cette douceur qui m'envahit.

Puis je pense plus tard que la somme de mes peurs à moi se fait sur les doigts d'une main. Les vraies peurs, celle qui terrorisent, qui prennent les boyaux et les tordent violemment, qui font monter les sueurs.

  • Le tremblement de terre. Le paradoxe de la fascination et de la terreur. Le fait de pouvoir disparaître comme ça, dans une situation horrible, écrasée sous un pan de mur, le fait de tout perdre. Puis il y cette faille sous nos pieds qui fait que j'interprète chaque vibration.
  • La peur de perdre quelqu'un de cher. De faire face à une absence irréversible. La mère, le père, la soeur ou le frère. Neb homme de moi.
  • Mourir. Quitter sans pouvoir calculer quand et où et comment. Avec la peur supplémentaire qui se greffe dessus: ne pas avoir eu le temps de faire tout ce que je voulais.