samedi 24 septembre 2005

Il.

img_0477

Posté par Diane Groseille à 14:08 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


Sa copine.

La première fois que j'ai vu M., c'était il y a quelques jours, ici, chez nous. Un ami de Neb. Il passait boire un verre, avant de rentrer chez lui. Je l'ai tout de suite trouvé agréable, souriant, ses yeux pétillants, très mignon. Pas le beau gosse sur lequel on se retourne dans la rue, bien mieux. Un jeune homme plein de charme. J'ai apprécié aussi sa façon de parler, son assurance qui n'était pas imposante. Il est resté quelques minutes, une heure au plus, conversation intéressante, sourires, il nous dit que maintenant, c'est à nous de venir le voir. Il vit a une quarantaine de minutes de route. Je ne pensais pas le revoir si tôt. Nous étions invités chez lui hier soir pour son anniversaire.

Nous arrivons dans un petit appartement bas de plafond, lumineux, chaleureux où quelques personnes déjà assises papotent. Sa copine travaille dans un restaurant, elle n'arrivera que plus tard. Je passe une soirée ennuyeuse, à écouter des étudiants raconter leurs blagues de potaches et leurs quatre cents coups. Je manque de m'endormir à un moment, mes yeux picottent et se ferment. Réveillée in extremis par mon voisin qui se lance dans le récit détaillé de son engagment dans la marine. Puis viennent les premiers culs-secs et rots bien gras. J'observe et je souris.

Soudain, elle entre. LA copine. Avec elle un vent froid. Plusieurs se taisent, s'interrompent dans leurs conversations. Elle travesre la pièce sans un regard pour personne. Elle s'agite, déplace des vêtements, débarasse quelques plateaux sur la table basse, file dans la cuisine. Elle revient quelques minutes plus tad, fait un tour de la pièce en collant des bises glaciales sur les joues de chacun, sans aucun mot supplémentaire. Puis repart dans la cuisine. J'y passe pour me chercher à boire et l'y vois à la fenêtre fumant une cigarette. D'autres nous rejoignent. Je l'observe. Elle est laide, les traits tirés, les yeux maquillés comme avec du charbon, cachés derrière des lunettes épaisses, des cheveux blonds filasses tirés en arrière, une bouche pincée. Tout chez elle respire l'antipathie. Son regard évite soigneusement celui de tous les autres. Elle ne sourit pas. Je me sens mal à l'aise, comprenant très bien, comme les autres, que je suis ici CHEZ ELLE et qu'elle n'est pas contente de nous/me voir.

Je ne comprends pas ce que ces deux personnes font ensemble. Je ne comprends pas. Lui, lumineux, ouvert, souriant, attirant. Elle si froide et si distante, si mauvaise. Nous sommes partis vite après son arrivée. Je roulais dans le noir. Impatiente de rentrer.

Posté par Diane Groseille à 12:52 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Tout est calme

Encore une nuit où tout est calme, pas un bruit, rien
A part vos souffles réguliers, à côté
Encore une nuit sans sommeil, sans sommeil, sans raison,
juste une floppées de choses un peu floues tout autour
Alors on sent très bien le bout du lit et les murs
Se resserrer, se refermer, sur on ne sait trop quoi
Alors on sent très bien nos mains, se crisper et se tendre
Se diriger, se refermer, sur on ne sait trop qui
Suit un lendemain sans histoire comme les autres
on regarde par la baie vitrée alentour
Pas de surprise, la mer est calme
On avait tort d'espérer voir un coup de vent se lever
Alors on sent rès bien le bout des choses se fendre
Puis s'effriter, puis s'écrouler, sur on ne sait trop quoi
Alors on sent très bien nos corps, se crisper et se tendre
Se rapprocher, puis s'effondrer sur on ne sait trop qui
L'après-midi se passe sans heurt, sans incident
Aucun risque de voir l'orage éclater
Alors on sent très bien la fin de tout approcher
Se déployer, puis effacer on ne sait plus trop quoi
Alors on sent très bien nos corps, se crisper et se tendre
se détacher, se diriger vers on ne sait trop où.

img_0665

Posté par Diane Groseille à 11:29 - - Commentaires [1] - Permalien [#]