Des élèves qui me demandent de les rejoindre en terrasse pour boire un verre. Pas envie, ils avaient qu'à être moins cons. Leur immaturité les derniers jours me fatigue. Je regrette certains jeunes qui ont eu leur diplôme l'année passée (si on me l'avait dit, je ne l'aurais pas cru). J'ai revu hier soir un jeune homme qui fut parmi les meilleurs de la dernière promo, c'était un peu mon poulain, mon chouchou (il ne l'a jamais su puisque je mets un point d'honneur à rester juste). Il m'a semblé tellement "grand" comparé à nos jeunots. Il n'y a pourtant pas de vraies différences d'âge. Ils sont souvent majeurs, fréquemment indépendants, parfois déjà parents et pourtant, j'ai tellement régulièrement cette impression de bosser avec des gosses. Donc ce soir, ils ont essuyé un refus. J'y étais déjà il y a deux semaines. Le soleil sur mes jambes et le goût de la bière me tentaient, mais je n'avais pas envie de leurs pitreries. J'ai enfourché mon vélo et me voilà de retour après huit heures de cours et les oreilles qui sifflent encore de ma voix qui résonne contre les murs blancs.