mardi 20 septembre 2005

Y'a plus d'saisons ma petite Dame...

Ce matin, je traverse la ville à pieds pour me rendre au lycée. Mon sac sous le bras. Emballée dans un gilet en laine, un foulard autour du cou, le froid se faufile dans les espaces vides. Le ciel est d'un bleu glacial, je vais vers l'ouest, en face de moi, une lune blanche, et derrière moi, le soleil, fort et faible à la fois, encore bas. J'aime cette ville le matin. Ma ville. Tout s'éveille. Je passe près du grand carrousel qui dort encore, je traîne la patte, dans les cafés, certains s'attardent devant des petits dej' et les nouvelles du jour, ils ont déserté les terrasses, les femmes que je croise ont troqué leurs tongs fuchsias contre des bottes d'où sortent des fourrures extravagantes, les lycéens qui me doublent à vélo se font plus rapides, le froid doit leur glacer les mains. Moins de dix degrés parait-il. Je traîne, je me poserais bien moi aussi sur une de ces banquettes rouges pour prendre le temps de laisser refroidir un thé-citron en lisant la presse locale ou le Libé du jour. Mes jeunes vont m'attendre. Qu'une heure trente de cours ce matin. Une babiole. Encore quatre tout à l'heure. Elles s'enchaînent sans que je ne les vois. Et pendant ce temps là, l'automne s'installe.

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Une bonne bière et une vérité.

lechat5

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Entre chien et loup.

Je retrouve mon rendez-vous quotidien devant l'ordinateur, au crépuscule, Neb homme de moi roupille encore. Premier réveille dans le noir, dans la nuit. La fatigue du premier mois se fait déjà sentir. Les nouvelles têtes ne sont pas faciles. Facile de faire déjà un bilan, les monstres ont montré de quoi ils étaient capables, ils veulent tester les limites. Plus que les autres années pour certaines classes. Ils cachent leur niveau catastrophique derrière des clowneries dignes de petiots de maternelle. Si peu de maturité et de motivation. On a l'impression qu'ils sont là parce qu'ils ont vu de la lumière, alors ils sont rentrés. Je pense que beaucoup ne tiendront pas le choc. Il n'y a de toute façon pas de place pour les fumistes en entreprise.


Je me dis que ces premières semaines sont encore softs. Le vrai rythme n'est pas encore pris. Il y a tous ces éléments qui vont se greffer dessus. Et j'ai peur de ne pas encore avoir assez de recul. J'ai trop la tête au lycée. Encore les jambes trop lourdes en rentrant le soir. Je veux pourtant qu'il y ait de la place pour autre chose. Et j'y arriverai. Impératif.

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