Sommes denouveau là. Depuis lundi. Mais il y a comme une course qui nous bouscule. Pour rentabiliser encore chaque minute avant que ne reprenne le travail. Comme si une fois que la sonnerie aura retenti, nous allions être prisonniers jusqu'au prochain été. Et pourtant je lutte contre cette idée. Je ne veux pas baigner dans l'ambiance boulot jour et nuit. Les quatre premiers mois ont étét tellement durs l'année précédente. Il faut que je sois capable de décrocher dès que je quitte le lycée. J'ai des projets. Comme toujours. Et je me demande pourquoi, stupide que je suis, je gâche déjà cette matinée de vacances à y penser.

Bref, au lieu de penser futur, pensons un peu passé. Avons passé deux bonnes semaines dans les alpages. Que du bonheur. Des balades dans les marchés. Un vol en parapente. Quelques randos bien difficiles. Des découvertes de personnages que l'on pensait pourtant connaître. Des petites soirées parfumées d'été. Des paysages à couper le souffle. Et on continue à courir dans tous les sens. Sur notre élan. Comme ces athlètes qui font une course et qui sont encore projetés sur plusieurs mètres après la ligne d'arrivée.