samedi 9 juillet 2005

Pudique.

Juste avant un départ. Pas loin, au bout de la ville, avec des amis, petit restaurant marocain. Je les attends, je me penche à la fenêtre qui donne sur la rue. Je regarde passer les gens. J'ai passé quelques heures à lire des mots de personnes qui cherchent comme moi quelque chose sur ces toiles virtuelles. Et je me dis....

....

On ne se montre jamais vraiment sur un blog. On se cache, on relève vaguement une jupe, comme s'il y avait un coup de vent, comme si ce n'était pas fait exprès. On montre ce que l'on souhaite, le bon profil, avec le sourire. Ou au mieux, on verse une petite larme, mais on reste discret, on choisit les mots, les bons, ceux qui renvoient une belle image de nous...

"Blog-miroir, dis-moi qui est la plus belle?"

Mais le miroir est ingrat. Il colle des doutes. Il y a trop de silences... Ce n'est bien entendu pas une question de physique, ou alors d'anatomie:  tant de détails livrés et tant de secrets gardés... Plus d'un an après, je découvre encore, je me découvre encore. Je me voudrais plus franche ici, plus crue, plus nue.

Posté par Diane Groseille à 19:07 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


Un rêve...

... Cette nuit, étrange. Sacadé. Histoire de matelas et de rivières. Il y avait certains de mes élèves, il y avait beaucoup de gens contre moi, comme de la haine, des tensions, l'impression qu'il y a la guerre. Il faut nager, traverser cette rivière sombre dont on ne voit pas le fond. Et je traîne avec moi des affaires, beaucoup, comme si je me sauvais, si je devais fuir un danger. On est plusieurs, on se réfugie sous un pont, des trombes d'eau autour de nous et toujours cette rivière qui coule à côté de nous sous le pont. On s'installe comme on peut. Je sais que les gens qui sont à mes côtés ne m'aiment pas, mais je n'ai pas le choix. Je ne sais pas où est ma famille, où est Neb homme de moi, où sont les personnes qui comptent pour moi. J'ai peur. Et je sors un paquet de cigarettes, j'en allume une. Je me regarde faire. Je ne fume plus depuis des années, alors pourquoi, machinalement, je sors ce paquet de clopes. Je fume comme si j'avais toujours fumé, et je me dis, dans mon rêve, "c'est con, t'avais arrêté". Puis il a fallu à nouveau se sauver, chercher une voiture pour partir plus vite et plus loin. Réveil en sueur.

Le matelas, je comprends, on doit ramener l'ancien à la décheterie aujourd'hui. L'ambiance tendue, la peur, je comprends aussi, les images des attentats de Londres (et plus encore les visages des Londoniens) m'ont profondément marquée. Mais pour ce qui est des cigarettes, je ne vois vraiment pas. Je n'ai pas eu envie d'allumer une clope depuis des mois et des mois, pourquoi mon inconscient me fait-il griller des cigarettes la nuit?

Posté par Diane Groseille à 11:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]