hkAujourd'hui, je me sauve. Mouais... En fait c'est plus simple, je reste à la maison, je m'évade de mon boulot. C'est une fuite derrière une vitre. Mal au dos, ça faisait longtemps. Y'a comme cette impression d'avoir dormi avec un gros caillou entre moi et le matelas. Deux jours que je râle comme un putois parce que j'ai mal. Je vais voir le toubib cet après-midi. Encore un autre. Depuis que nous avons emmenagé ici, j'ai pas su trouvé un médecin correct. Entre le psychopathe qui ouvre sa porte toutes les trente secondes pour parler avec les gens qui sont dans la salle d'attente et celui ou il faut justement attendre deux heures et demi dans la salle d'attente (sans que personne ne vienne vous parler ceci dit)... Je n'ai pas trouvé mon bonheur.

Et j'ai besoin d'évasion. Le rythme du boulot m'étouffe. C'est la fin, je le sais. Mais la fin est difficile: il y a toutes ces notes à remplir, les bulletins, les examens, et si peu de motivation dans les salles de cours... On tente encore avec le peu de souffle que nous avons encore de leur donner vie et envie.

Je ne sais pas. L'envie me manque. La motivation que j'avais au départ. Les étincelles de la passion. Certains ont soufflé dessus, comme des cons. C'était facile pour eux, ils savaient déjà comment ça se passait. Je veux autre chose. Quelque chose de concret. Ou la nécéssité d'être là est évidente, où l'on ne se demande pas pourquoi on est encore là en train de trimer, c'est une évidence. Pour certains, l'évidence est toujours là, ils savent ce qu'il veulent, c'est ce qu'ils voulaient dès le départ. Mais le contexte n'est pas le même... Alors je repense à ce projet, qui me pousse tous les jours...