lundi 6 décembre 2004

Et alors quoi?

201e post. Soleil éclatant. Plus personne ne lit mon blog. Passés les 200 posts, on intéresse plus les gens (si on les a déjà intéressés avant). Je parle seule. M'enfous, c'est chez moi ici, je fais ce que je veux. De toute façon, je cours acheter des mannelas, on fête la Saint Nicolas ce soir. J'ai mieux à faire (mieux???). Je ne veux plus te voir trainer ici...

 

Parler, c'est faire figure. Ecrire, c'est disparaître.

Pascal Quignard, extrait d'une interview dans Lire, septembre 2002.

 


 

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dimanche 5 décembre 2004

Boomerang

De retour chez nous. Pas aimé plus que ça les moments passés là-bas. C'est toujours agréable mais je me retrouve face à certains constats. Nous n'y étions pas allés depuis plusieurs semaines et je ne me sens plus forcément chez moi. Ma chambre est toujours ma chambre, mais c'est un désert sans vie, un musée de souvenirs, de bouquins poussièreux et de vêtements que je ne mets plus. Je constate que mes parents ne savent plus se parler sans crier, et ça en devient ridicule. On me confirme également qu'ils font chambre-à-part. La venue d'amis de Nancy a rendu heureusement cette journée festive et copieuse (curry d'agneau aux fruits frais). Ma mère a soulevé lors de discussions sur la violence mes épreuves de l'automne 2002. C'est comme si elle parlait de quelqu'un d'autre. Je ne veux plus y penser.

Puis la soirée d'hier a su respecter le rituel de la cérémonie des miss. Non, non, non, ma soeur et moi n'avons jamais été des petites filles modèles entourées de barbies et rêvant de prince charmant et de diamant (bien au contraire, on galopait dans les prés et on faisait des batailles de boules de terre). Nous ne nous collons donc pas aujourd'hui devant la télé en tant que frustrées-jalouses. C'est plutôt un regard de pseudo sociologue fan du kitsch et du cake qui planent autour de cet événement. Attention, on se prend très au sérieux et on établit de notre côté aussi une cérémonie à base de gourmandises en tous genres (truffes, langues citriques, chokinis et autres) et de statistiques pour émettre nos pronostics... Miss Normandie ne nous a pas déçues, elle était dans nos favorites dès le début...

Puis il y a eu cette secousse cette nuit. 4.5 parait-il. J'y reviens mais je suis toujours fascinée par tant de force. Je n'ai pas trouvé le sommeil et ma nuit a été agitée. Puis ce soir nous avons pris la route dans l'autre sens et j'ai eu droit à un bel éclair-flash dans ma direction alors que je passais sur une zone de travaux limitée à 70 km/h. J'étais en excès mais je ne sais pas si c'est moi où le véhicule devant moi. Va falloir être patient pour le verdict....

Maintenant, faut que je me mette sérieusement au boulot... Ces dimanches après-midi ont un sale goût de lundi matin....

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Esthétique

Je tombe sur des photos dont la lumière et la beauté toute relative me parlent... Les photos sont peut-être pas de lui/elle.  Il/elle a su les rassembler, y voir une harmonie...

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Tremblement de terre....

.... Cette nuit vers une heure trente, secousse qui m'a sortie du lit dans lequel je n'étais pas depuis bien longtemps. J'aime ce genre de petit rappel à l'ordre de notre mère planète: "vous n'êtes que des merdes, je suis la plus forte". Je suis à chaque fois fascinée et surexcitée.

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samedi 4 décembre 2004

La glande!

On trace la route dans peu de temps. On part chez les parents. Plusieurs semaines que nous n'y étions pas. On rentre pas avant demain aprèm'. Pas forcément envie. Je suis devenue pire que casanière. Mon week-end est un bien précieux où j'aime me retrouver. Cette journée écoulée fut cependant reposante. Un bain brulant avec mon homme. Mulan. Trainspotting. Sous la couette. Avec un père Noël en chocolat. Et des oranges. Et plein d'amour. Maintenant, il faut sortir dans le froid et la foule.... Courage.

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vendredi 3 décembre 2004

J'adore

Miam miam, petite gourmandise: une jeune fille bien

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En boucle.....

Depuis ce matin au réveil, I'm known de Keziah Jones dans ma caboche. Pourquoi? C'est pourtant l'été 2003....

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Spontanée ou impulsive?

Un de ces jours, c'est aucun de ces jours.

                                 Proverbe anglais

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Petite remise en question

Deux journées de formation à M. qui viennent de s'achever. M. est mon ancienne ville. Depuis septembre, je vis à C., à quarante kilomètres au nord et je n'y suis jamais retournée. Je savais que cette réunion avait lieu là-bas, et ce depuis plusieurs semaines, mais pas une fois je ne me suis posé de questions à ce sujet. Puis mercredi matin, en entrant dans cette ville où j'ai vécu huit ans, je me suis pris une claque de nostalgie en pleine face. Ridicule après trois mois d'absence, c'est pourquoi je ne l'avais pas vue venir...

Bref, formation très intéressante et c'est assez rare pour être souligné. Le formateur s'est mis sur un pied d'égalité avec nous et il y a eu immédiatement cette idée récurrente que nous étions là pour partager nos savoirs et nos expériences. C'est plus sur le plan personnel que professionnel que ça a soulevé des questions pour moi. A savoir, toujours pareil: est-ce bien la place qu'il me faut, est ce que JE m'enrichis suffisamment là (EUX, je sais maintenant ce que je peux leur apporter et ce qu'il ne prendront sans doute jamais). Je me suis posé des questions sur cet environnement de travail et sur mon rapport avec mes collègues dont je ne retire rien de positif sur le plan personnel, aucune conversation qui ne me ferait réfléchir (à part peut-être les tumultueuses péripéties de la fille d'A., auxquelles on a le droit en détail à chaque fois qu'elle mange avec nous), aucune confrontation de points de vue (si ce n'est, à midi au resto "je préfère la banane au flan au chocolat, ça fait moins grossir"), aucune remise en question de la part des collègues ("je suis là, je chauffe ma place parce que je vais y rester plusieurs années"). En deux jours là-bas, j'ai eu l'occasion d'échanger énormément, tant sur des faits d'actualité sans grande importance que sur des façons de voir la vie ou le monde. Une femme me parlait des écoles Steiner où elle avait placé ses deux enfants (alors qu'elle enseigne elle-même dans un lycée public de l'éducation nationale (pléonasme)). Elle me disait qu'elle n'avait jamais souhaité enseigner dans ce type d'établissements car ça correspondait à toute une philosophie de vie qu'elle m'a expliquée très objectivement et qu'elle ne pouvait mettre en pratique. J'ai aimé écouter plusieurs personnes parler de leurs parcours. Certains encore ne trouvent pas leur place dans cette voie bien particulière de l'enseignement et vivent leur situation comme un échec. Je n'en suis pas là, bien au contraire, il y a un défi quotidien, majeur, que des enseignants "classiques" ne doivent pas rencontrer de la même façon.

Je suis rentrée hier encore, débordante de questions, d'émotions et d'impressions qu'il faudra prendre le temps de mettre à plat et de ranger soigneusement; faudrait pas les perdre et s'oublier à nouveau dans ce système quotidien qui va trop vite... C'était comme une parenthèse qui venait casser un peu ce rythme de routine.

Encore Spö hier soir, elle revient aussi ce soir et ce week-end nous avons un rituel à organiser. Cérémonie des miss France pour une soirée langue de pute (que sur les miss et leurs jolis maillots, les gens de la vraie vie ne nous intéressent pas) de décompression.

[Impressions en voiture: je déteste le rire d'Arthur. J'aime le sourire d'une vieille dame qui traverse sur un passage piétions alors que je m'arrête]

Posté par Diane Groseille à 09:07 - - Commentaires [0] - Permalien [#]