mardi 28 décembre 2004

Lui et moi...

Hier, j'ai compté les jours. 365. Un an.  Et l'impression depuis le premier jour que je le connais depuis toujours. J'ai jamais raconté comment nous nous sommes rencontrés. C'est à la fois banal et original. Tout dépend où l'on se place. Disons que nous étions chacun d'un côté du miroir, comme moi et vous en ce moment. Il était chez lui, moi chez moi, vers cinq heures du matin, après une soirée entre amis, et nos mots se sont croisés sur un écran. Ses phrases m'ont tout de suite plu. Il y a eu une séduction sans que nous ne nous soyons vus. Puis il y a eu des images et beaucoup plus tard, il y a eu sa voix. Un mois plus tard, le 27 décembre, je prenais ma voiture, j'avais envie de fuir tous ces réveillons hypothétiques dans ma région. J'avais envie de fêter cette nouvelle année qui approchait différemment. J'avais envie de prendre des risques. J'avais envie de savoir qui il était vraiment. Je suis partie. Pour un ou deux jours officiellement. Je n'ai rien dit à personne. J'ai juste dit que j'allais chez un ami. Rien de plus. Juste pour qu'on ne s'inquiète pas. Je suis restée une semaine chez lui. J'ai découvert son monde, les gens qui vivaient autour de lui et qui ne savaient pas très bien d'où je sortais, sa montagne, son métier de photographe de l'époque, sa douceur et sa gentillesse.

Durant les mois qui ont suivi, on a eu vraiment besoin l'un de l'autre. Il ne pouvait pas lâcher sa boîte. Alors je montais dans le premier train du week-end, dès que la sonnerie du bahut avait retenti et je partais le rejoindre, pour quelques heures. Puis il est venu, pour mon anniversaire et rapidement, sans que je vois les choses arriver, il s'est installé avec moi. Tout était tellement simple que pas une fois nous n'avons vraiment remis en question ce qui se passait. Puis comme mon appart' à M. se faisait étroit, nous avons déménagé ici.

Aujourd'hui, je dois dire merci à Neb homme de moi pour sa présence les derniers temps. Pour sa tolérance face aux rigoles de larmes (joli paradoxe) qui creusent mes joues. Il a su me faire relativiser en douceur. Il a su m'écouter. Il était simplement là. Merci mon homme.

Posté par Diane Groseille à 12:13 - - Commentaires [3] - Permalien [#]