vendredi 10 décembre 2004

Info pour vous les hommes...

... De grande importance, votre descendance pourrait en prendre un coup... Je vais dire ça à mon Neb homme de moi, il faut qu'il fasse attention même si le bébé n'est pas pour tout de suite...

Posté par Diane Groseille à 18:00 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


Paradoxe.

Deux angoisses de l'écriture: ne plus rien avoir à dire, n'avoir jamais fini de dire.

 

[Constance Debré]

 

Extrait de Un peu là beaucoup ailleurs

 

Posté par Diane Groseille à 12:06 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

On presse le pas!

On accélère encore le mouvement, déjà qu'on avait du mal à suivre. Les deux jours qui suivent, on se fait normalement plaisir, on pend sa crémaillère. Mais ce n'est pas que du plaisir... Faut être toujours dispo au téléphone, courir faire les courses (et comme par hasard, tout le monde à la même idée et en plus tout le monde remplit ses caddies avec des cadeaux), expliquer "c'est où?", mettre d'accord Machin et Bidule sur le "comment ils viennent", dire à Truc que c'est pas la peine qu'il arrive avec quinze packs de bière, (personne ne vomit demain soir, on a passé l'âge, on supporte maintenant), ranger, s'activer un peu parce que y'a aussi cours cet aprem', ne pas oublier Whawha dans toute cette histoire...

Hier j'ai encore pu dire que mon job, c'est décidément pas de la routine. Le matin, fin d'un cours, un élève, qui doit avoir à peu de choses près mon âge s'avance vers moi alors que je range mes affaires et que tout le monde a quitté la salle. "Madame... Je peux vous inviter au restaurant?". Je lève les yeux, il les chope au passage, droit fixé. "Euh, non, biensur que non, pourquoi tu veux m'inviter au restaurant, tu me vois déjà assez pendant la semaine non?"... Je fais passer sur le ton de l'humour. Il répond "non". "Quoi non?". "Je vous vois pas assez pendant la semaine". Je l'ai mis dehors de façon très énergique en disant que non, non, non, je ne voulais pas non plus de fleurs. Je mettrais bien ça sur le dos d'un bon gros pari entre potes, mais y'avait personne qui guettait dans le couloir et il avait l'air vachement sérieux... C'est tout de même flatteur...

 Puis dans l'aprem', une demoiselle m'appelle pendant un cours alors que tout le monde est occupé à déchiffrer une carte. L'air gêné et un peu rigolard aussi, elle finit par me dire "Madame, le prenez pas mal, mais vous avez un trou au cul"... "Pardon?". "Non, non, je veux dire, vous avez un trou dans votre pantalon au niveau des fesses...". Elle rouge comme une tomate. Moi sans doute de la même couleur. "Euh, merci de me le faire savoir, mais quelle est l'ampleur des dégats?". Pas grand chose parait-il, le velour qui se décolle au niveau du haut de la poche. Je pars comme si de rien n'était vers mon bureau que je ne quitte plus jusqu'à la sonnerie. J'ai claqué un bon fou-rire avec les collègues en leur racontant ça. Le trou est bien entendu minuscule, mais pourquoi leurs yeux traînent à ce niveau là, z'ont rien d'autre à faire, leur travail par exemple?...

Posté par Diane Groseille à 10:04 - - Commentaires [0] - Permalien [#]