vendredi 3 décembre 2004

J'adore

Miam miam, petite gourmandise: une jeune fille bien

Posté par Diane Groseille à 19:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


En boucle.....

Depuis ce matin au réveil, I'm known de Keziah Jones dans ma caboche. Pourquoi? C'est pourtant l'été 2003....

Posté par Diane Groseille à 12:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Spontanée ou impulsive?

Un de ces jours, c'est aucun de ces jours.

                                 Proverbe anglais

Posté par Diane Groseille à 10:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Petite remise en question

Deux journées de formation à M. qui viennent de s'achever. M. est mon ancienne ville. Depuis septembre, je vis à C., à quarante kilomètres au nord et je n'y suis jamais retournée. Je savais que cette réunion avait lieu là-bas, et ce depuis plusieurs semaines, mais pas une fois je ne me suis posé de questions à ce sujet. Puis mercredi matin, en entrant dans cette ville où j'ai vécu huit ans, je me suis pris une claque de nostalgie en pleine face. Ridicule après trois mois d'absence, c'est pourquoi je ne l'avais pas vue venir...

Bref, formation très intéressante et c'est assez rare pour être souligné. Le formateur s'est mis sur un pied d'égalité avec nous et il y a eu immédiatement cette idée récurrente que nous étions là pour partager nos savoirs et nos expériences. C'est plus sur le plan personnel que professionnel que ça a soulevé des questions pour moi. A savoir, toujours pareil: est-ce bien la place qu'il me faut, est ce que JE m'enrichis suffisamment là (EUX, je sais maintenant ce que je peux leur apporter et ce qu'il ne prendront sans doute jamais). Je me suis posé des questions sur cet environnement de travail et sur mon rapport avec mes collègues dont je ne retire rien de positif sur le plan personnel, aucune conversation qui ne me ferait réfléchir (à part peut-être les tumultueuses péripéties de la fille d'A., auxquelles on a le droit en détail à chaque fois qu'elle mange avec nous), aucune confrontation de points de vue (si ce n'est, à midi au resto "je préfère la banane au flan au chocolat, ça fait moins grossir"), aucune remise en question de la part des collègues ("je suis là, je chauffe ma place parce que je vais y rester plusieurs années"). En deux jours là-bas, j'ai eu l'occasion d'échanger énormément, tant sur des faits d'actualité sans grande importance que sur des façons de voir la vie ou le monde. Une femme me parlait des écoles Steiner où elle avait placé ses deux enfants (alors qu'elle enseigne elle-même dans un lycée public de l'éducation nationale (pléonasme)). Elle me disait qu'elle n'avait jamais souhaité enseigner dans ce type d'établissements car ça correspondait à toute une philosophie de vie qu'elle m'a expliquée très objectivement et qu'elle ne pouvait mettre en pratique. J'ai aimé écouter plusieurs personnes parler de leurs parcours. Certains encore ne trouvent pas leur place dans cette voie bien particulière de l'enseignement et vivent leur situation comme un échec. Je n'en suis pas là, bien au contraire, il y a un défi quotidien, majeur, que des enseignants "classiques" ne doivent pas rencontrer de la même façon.

Je suis rentrée hier encore, débordante de questions, d'émotions et d'impressions qu'il faudra prendre le temps de mettre à plat et de ranger soigneusement; faudrait pas les perdre et s'oublier à nouveau dans ce système quotidien qui va trop vite... C'était comme une parenthèse qui venait casser un peu ce rythme de routine.

Encore Spö hier soir, elle revient aussi ce soir et ce week-end nous avons un rituel à organiser. Cérémonie des miss France pour une soirée langue de pute (que sur les miss et leurs jolis maillots, les gens de la vraie vie ne nous intéressent pas) de décompression.

[Impressions en voiture: je déteste le rire d'Arthur. J'aime le sourire d'une vieille dame qui traverse sur un passage piétions alors que je m'arrête]

Posté par Diane Groseille à 09:07 - - Commentaires [0] - Permalien [#]