Petite pause dans le boulot. Ouais, ambiance studieuse à nouveau. Je n'arrêterai donc jamais d'aller à l'école. Je ponds de merveilleux textes à étudier pour la semaine.

 J'ai jamais aimé les dimanches soirs. Maintenant, ici, c'est plus paisible, il fait chaud, j'ai fait mon repassage, je fais un bon petit plat ce soir et j'irai me coucher avec un bon bouquin. Comme une grande. Oui, ça y est. Depuis un moment en fait, mais quand je me retourne, ça me surprend toujours. Je suis une adulte et j'ai encore parfois des impressions d'être une petite fille. J'ai souvenir de cette entrée progressive et difficile dans la cour des grands (pas facile de s'y faire une place) où les dimanches soirs avaient encore vraiment un goût amer. On venait de passer le week-end chez mes parents, tout confort, se péter le bide et siester confortablement, et il fallait prendre le train, dans la nuit, pour se retrouver dans cet appartement minuscule et froid de la résidence Edison où nous attendait une semaine universitaire et stricte: frigo désert, chauffage au minimum et économie de bouts de chandelles pour tenir jusqu'à la fin du mois. Maintenant, Cosette est moins morose les dimanches soirs. Elle a le confort, elle a fini de trimer à la fac avec les petits boulots de misère (faudra que je relate un jour le ridicule des animations commerciales en grandes surfaces ou en bureau de tabac). Elle a un vrai travail, avec un vrai salaire... Mouais, c'est pas une fin en soi, mais c'est déjà bien pour la suite...