Un peu de lumière enfin. Mes premiers jours de vacances ont été embrumés. Lundi, Neb et moi avons tenté de trouver le soleil en montant sur les hauteurs. Nous avons fait une balade en voiture, avons rencontré une couche épaisse de nuages, purée de pois, mais pas une miette de soleil. Hier, avec mes deux cousines (treize et onze ans), je suis allées trotter à travers champs. Toujours pas de lumière, un ciel bas et menaçant. Nous avons fini par nous mettre au chaud devant un DVD avec les très fameux pains d'épices des vacances de la Toussaint. Ceux qui annoncent les jours raccourcis et le Saint Nicolas. Ma meilleure amie et sa petite Lilou sont venues nous rejoindre, nous sommes allées dans un petit salon de thé très calme nous sommes réchauffées avec notre gourmandise préferée: un chocolat viennois. Les jours se font de plus en plus courts. J'en suis déjà au milieu de mes vacances et j'ai l'impression de n'avoir rien vu. J'ai plus de temps pour dormir, lire le journal, écouter de la musique, me promener le long des petites ruelles médiévales de ma ville...

Va falloir que je profite de ce peu de soleil, je vais traîner dans les rues, les mains enfoncées dans mon manteau... Besoin d'air.

Déception en regardant les nouvelles tout à l'heure. Des chasseurs de sangliers (honte sur eux, rien que pour ces pauvres sangliers) ont tué Cannelle et son petit ourson est seul, livré à lui-même. Quant aux élections américaines, faut croire qu'ils ont du caca dans les yeux, comment voter pour un type qui condamne l'avortement et l'homosexualité, tolère les armes dans les lieux publics et est pour la peine de mort. C'est bien plus complexe que ça me direz-vous. Je suis toujours plus émue et concernée par cette pauvre Cannelle que par le sort des Américains (même si cette élection doit toucher la planète), je trouve cela tellement navrant!