samedi 30 octobre 2004

Saturday night

           Chez moi seule. Et en même temps dehors. Dehors car je flâne depuis plus de deux heures sur des blogs. Je retrouve le net et j'entre à nouveau dans la blogosphère. Plus que jamais. J'observe des visages, je m'imbibe de phrases, de sensations qui ne sont pas les miennes, j'entre dans des univers qui ne m'appartiennent pas. Et soudain, je me sens seule et à nouveau tellement futile sur ce blog, alors que j'aurais tant de choses plus utiles à faire.

Neb homme de moi est parti pour le week-end. Je suis seule dans notre appartement. Etrange sensation. J'ai jamais eu peur d'être seule, j'aime même beaucoup... Mais j'avais jamais été seule ici. C'est plus grand que mon chez moi de "avant", alors je maitrise pas bien l'espace et le temps qui passe. Puis aussi, depuis que je vis ici, je suis toujours dans l'urgence de quelque chose. Aujourd'hui, j'ai le temps et je n'ai plus l'habitude. Alors comme si j'avais du mal à faire face à cette solitude, je vais dans la vie des gens...

Dehors, des personnes qui crient, qui fêtent ce halloween que je n'ai jamais fêté et que je ne fêterai jamais. Il y a un type déguisé en mariée qui se couche sur le capot des voitures qui passent au pas. Un autre avec un sifflet semble avoir vraiment arrosé son après-midi... Encore une bonne occasion de picoller. Je vais me faire une soupe et finir mon bouquin. Pas envie de faire la fête, besoin de repos.

Posté par Diane Groseille à 21:18 - - Commentaires [3] - Permalien [#]


A la mode?

              Eh les jeunes, faut m'expliquer! Y'a un truc que je comprends pas. Il y a quelques temps déjà, je croise une petite famille bien gentille. Le papa qui fume la pipe, veste classe avec petite pochette, la maman, sac chanel, chaussures vernies, et le djeun's, petit ado blondinet même pas encore boutonneux qui porte un sweat rouge sur lequel flashent en grosses lettres " Produit de banlieue*". Mais alors quoi? C'est "in" de faire comme si on avait grandi dans une tour HLM alors qu'on a fait ses premiers pas dans un jardin qui bordait une maison tout confort? Je vois pas. Je trouve même ça lamentable: se donner un genre caïd-racaille, méchant garçon... Et les parents qui cautionnent ça...

Depuis, je revois ça souvent, j'en ai même plusieurs specimens en cours... On se dit: " pov' gosse, pour être aussi chiant, il a du en baver!" puis le jeune entretient cette image de gosse de banlieue, révolté, insolent, ce qui certes, ne change en rien la façon dont je le considère, mais change très nettement la façon dont le traitent les autres. Puis surprise, à plusieurs reprises, à la réunion parents-profs, quand on voit le dit-jeune débarquer, un peu penaud, encadré par papa-maman, bien BCBG (pour ne pas dire puant le fric). Déduction? Faut ressembler à un Ouaich pour inspirer le respect, pour être pris au sérieux par des gens de son âge? Ou alors il y a vraiment une mode téci, mauvais garçon. Peut-être même que ça plait aux filles...

Mon respect à ceux qui grandissent dans ces quartiers. J'y ai bossé, ça forge. Par contre, honte à ceux qui veulent ressembler à ceux qu'ils ne sont pas. Misérable falsification de "rebelle" qui reprend des clichés contre une autorité quelle qu'elle soit, alors qu'il ont le Q bordé de nouilles et qu'il pètent dans la soie...

*¨Précisé en petit: "matière extrêmement dangeureuse". CQFD.

Posté par Diane Groseille à 18:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]