J'aime rouler. Prendre la route. Y'a toujours un goût de vacances. Je ne roule plus depuis que j'habite à quelques centaines de mètres de l'établissement où je travaille. Plus de musique le matin, de France info, de chauffage sur les pieds. Plus de pleins d'essence, de speed, de Cauet (ouais, ouais, ouais!). Je ne prends plus le train non plus. C'est une période que j'aimais bien. Sur le coup, on ne se rend jamais compte qu'on aime le train. C'est trop souvent vécu comme une contrainte. Maintenant que je ne le prends plus, je lui trouve un certain charme. Je me souviens de ce temps que ça me laissait le matin, alors que le froid glace les sangs, pour réfléchir ou pour ne penser à rien. Vingt minutes de trajet, souvent enfoncée dans un siège avec de la musique plein les oreilles. De toute façon, maintenant, je cours.