jeudi 7 octobre 2004

L'automne s'installe.

Hier soir. Whawha au bout de sa laisse me promène. Je suis en pilote automatique. Il pleut. Sur la terrasse d'un café, sous un pauvre coin de toiture, un monsieur boit une bière dont la mousse est venue se loger dans ses moustaches. Je me dis que si j'avais son temps, j'irais plutôt me blottir dans un salon de thé devant un chocolat viennois.

Ici, les collègues me fatiguent, à se plaindre sans arrêt. Je suis le bureau des pleurs. Est-ce que je raconte ma vie moi? Heureusement, non, sauf  sur ce blog où je me fais de plus en plus rare, et je n'impose rien à personne. Ici, on chouine, on médit, on râle en douce, jamais en face. Quand parfois je dis ce que je pense vraiment à une personne, on me dit jeune et impétueuse alors que tout le monde le dit tout bas dès qu'une porte se referme. Cette hypocrisie me pèse. L'écouter relayée par chacun me fatigue.

Alors, je travaille beaucoup. Parce que ça me plait. Je le ressens dans les réactions des élèves. Pas tous les jours bien sur. Mais je suis contente d'être là.

Puis Neb homme de moi est toujours aussi adorable. Notre nid prend forme jour après jour et nous prenons doucement un rythme de croisière plus agréable. Ce début d'année scolaire aura été des plus difficiles.

Posté par Diane Groseille à 13:07 - - Commentaires [1] - Permalien [#]