mardi 13 juillet 2004

Les bétisiers?

          Y sont toujours les mêmes ces bétisiers, les mêmes gags au moins cinq fois dans l'année. Puis fallait que ça retombe ce soir. Journée de visites d'appart', rien trouvé et je dirais même que certains proprios devraient avoir honte. Y'a eu un coup de coeur, mais c'était vraiment trop petit et trop cher.

     Alors ce soir, avec des jambes en béton et du coton dans la tête, je me colle devant ce bétisier, et ben même que ça me fait rire tellement je suis fatiguée. Et pire que ça, j'apprends à l'instant que ce brave Cauet n'aime pas la chasse. Et tout d'un coup je lui trouve une lueur (je sais pas de quoi, mais une lueur), voilà que nous avons un point commun. Et là, l'est vraiment tant que j'aille me coucher.

[Feu d'artifices dehors qui n'en finit pas d'éclairer le ciel et de retentir].

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lundi 12 juillet 2004

Arrêtez de fumer!!!

                 Non, je ne fais pas la morale, je cherche à faire réagir les gens. Je lisais ce week-end un édito d'Alix de Saint André dans l'Express à propos de la cigarette. A lire à tout prix. Parce que NON NON et NON: on ne prend pas 10 kilos quand on arrête de fumer, on ne stresse pas comme un(e) barjo, on est pas insupportable (à moins qu'on ne l'ait déjà été avant), on ne tombe pas dans un gouffre de désespoir, on ne consomme pas des anxiolytiques par boîtes de 40 et on ne devient pas un héros (à moins que ce ne soit l'image que l'on cherche à donner). Il n'y a rien de lâche et il n'y a rien d'héroïque dans le fait d'arrêter de fumer: simplement, on se rend compte.

 Je trouve incroyable qu'on laisse paraître un article aussi décourageant pour toutes les personnes qui souhaitent arrêter de fumer. Je ne cherche pas à faire un discours pompeux ou moraliste. Je parle juste en connaissance de cause et je ne suis pas une "survivante". J'ai arrêté de fumer en septembre 2002, à la suite d'un accident de voiture (que je relate ici-même d'ailleurs) que j'ai mal vécu. On m'a alors dit que le moment était mal choisi pour entreprendre ça... Parce qu'il y a un moment? Réfléchissez bien, ce n'est JAMAIS le bon moment.

Je fumais alors un paquet de 30 cigarettes par jour et ceci depuis une dizaine d'années (oui, j'ai commencé très tôt) et j'étais la première à dire que je n'avais aucune envie d'arrêter de fumer, que je ne serai pas malade et que j'avais largement de quoi de payer ce que certains qualifiaient de "briques" (à cause de la taille des paquets). Puis soudainement, j'ai réfléchi. Je venais de passer à côté de la mort  (oh! grand mot qui ne vous percute pas si vous ne l'avez pas un jour tutoyé). J'avais furieusement envie de vivre. Et je ne comprenais plus à quoi "rimait" ce geste que je reproduisais plus de 30 fois par jour. J'en étais au stade de m'allumer une cigarette alors que j'en avais une aux lèvres. J'ai décomposé le mécanisme dans ma tête. Le cylindre qui roule entre les doigts. Le filtre que l'on pose sur ses lèvres. Le briquet qui entre en contact avec la cigarette. La fumée qui entre dans la bouche, descend dans la gorge, emplit les poumons. Où est la DEPENDANCE? Uniquement dans le geste.

J'ai voulu chercher plus loin. J'ai trouvé en bibliothèque un livre qui m'a fait plus que sourire, j'ai éclaté: La méthode simple pour en finir avec la cigarette. La quatrième de couverture annonçait qu'il n'y avait aucun stress, aucune prise de poids, aucune déprime en vue. Je restai sceptique. J'ai lu, en entier. Et au moment où je lisais la dernière page, j'écrasais ma dernière cigarette.

Je ne fais aucunement de publicité pour l'auteur de ce livre (il n'en a pas besoin), je n'ai rien à gagner. Sa méthode fait prendre conscience de notre lavage de cerveau (si si!), il n'y a aucun miracle. C'est un lavage de cerveau à l'envers. La dépendance physique est quasi inexistante. Tout est dans la tête. Et le type d'article que produit Alix de Saint André alimente cette idée universelle selon laquelle nous ne pouvons nous passer de la cigarette. C'est faux. Il suffit de comprendre que nous n'en avons pas besoin. Elle n'est pas vitale comme le sont l'eau, l'air, la nourriture.

IL N'EST PAS QUESTION DE VOLONTE, IL S'AGIT D'OUVRIR LES YEUX.

A l'heure actuelle, je ne fume plus. Je n'ai pas pris un seul kilo et ce fut un véritable bonheur que de cesser cette merde. J'ai retrouvé le goût des aliments (vivent les groseilles), l'odeur de parfums qui m'étaient devenus inconnus depuis presque dix ans, un souffle incroyable... J'ai failli retomber dans le cercle vicieux puisque j'ai fumé pendant un court laps de temps des beedies, pensant retrouver le geste sans retrouver le vice. Je me suis vite rendue compte que le processus était le même et j'ai laissé tomber du jour au lendemain. Aujourd'hui, je n'ai plus aucune envie de cigarette et pourtant Neb homme de moi fume (que je n'aime pas les bisous goût tabac!)

Rien ne doit vous freiner. Je ne fais de pub pour personne, je ne parle au nom de personne, je veux faire ouvrir les yeux: c'est facile, c'est évident. Et fumer tue.

 

 

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Should I stay or should I go?

               Demain, emploi du temps chargé. Neb et moi partons à la découverte de ce que pourrait être notre nouvel appartement. J'ai passé la matinée au téléphone pour organiser au mieux le temps, mais ça va se jouer à la minute. Je suis curieuse, certaines descriptions faites par les propriétaires me laissent songeuse. Il y a même un appartement avec une cheminée. Certains en plein centre ville, d'autres presque à la campagne.

                Puis parfois, je regarde autour de moi et l'idée de vider mon univers de ses meubles et de ne plus remettre les pieds ici me panique. Nous avons marcher en ville cet après-midi, entre deux averses, le temps de passer à la poste et d'acheter quelques fruits. Même cette ville qui est pourtant plutôt laide pourrait bien me manquer.

             Demain, ça fera sept ans que j'occupe cet appartement et donc plus de huit ans que je suis dans cette ville. Curieuse impression. Il y a la réjouissance d'un côté et l'angoisse de l'autre. Encore un paradoxe.

[ aujourd'hui Whawha a 6 ans: joyeux nanni Whawha!]

 

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dimanche 11 juillet 2004

Diane Grognon

         Nous partons chez Lilou et ses parents, après un repas chez mes parents. Hier soir déjà, nous étions là. A chaque fois, y'a du monde invité. Je me sens fatiguée, j'ai froid et ça crispe mon dos. Envie de voir personne, pas de goût à la conversation, ou si peu, surtout que ça en revient sans arrêt à "y'a plus de saison" et à "vous vous rendez compte...". Voilà à quoi ressemblent mes vacances: un week-end de la Toussaint. Je sais, c'est pareil pour tout le monde. [Elle est grognon aujourd'hui, un peu trop souvent en ce moment, faudra que ça change, fallait pas l'inviter...]

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samedi 10 juillet 2004

Où perdre son temps?

                Bon, je suis allée perdre mon temps ailleurs, c'est pas forcément mieux qu'ici. Puis en fait, j'en ai plus tant que ça de temps à perdre. Faut chercher un appart' et un peu vite puisque les visites doivent s'effectuer la semaine prochaine. Départ pour le Sud prévu jeudi au plus tard et je me suis pas encore renseignée sur les horaires de train. Des images de ce futur cocon d'amour me traversent l'esprit, il y aura tant de lumière et de confort. Chaleur et douceur. Je vois du bois et de la pierre, des couvertures en pilou rouge et des murs blancs, des tentures multicolores et une grande cuisine qui sent la tarte aux pommes...

      J'ai commencé ce que je voulais faire pour ma petite Lilou, ce n'est qu'une ébauche, mais j'ai des idées en vrac. Je verrai sans doute le trio demain. Faudra que je prenne des photos, je veux garder des traces car je la vois grandir si vite... Chaque fois que je pense à eux, une émotion vive me prend à la gorge, je suis tellement contente pour eux!

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Mouais...

          Et si j'oubliais un tant soit peu ce besoin d'organisation pour perdre mon temps ailleurs?

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vendredi 9 juillet 2004

La pression redescend

               Deuxième journée de vacances écoulée. Mmmhhhhhhhhh, c'est bon de ne rien faire. Une douce torpeur me suit toute la journée. Je me pose, je m'endors. Plus de chrono, plus de timing, aucun emploi du temps à respecter. Je laisse filer les premières heures, le temps de laisser toute cette pression redescendre. Après ce week-end, j'organiserai les semaines à venir...

Aujourd'hui, Neb homme de moi m'a offert un maillot de bain rouge, très joli. Et mon corps dans cette cabine d'essayayge se voit transposé sur les blanches plages de Corse. Le soleil est au bout de nos doigts. Même si les nuages d'automne s'accrochent au-dessus de nos têtes depuis trois jours. Puis, je vais jouer la fille et dire que je trouve que j'ai pris du Q, juste pour que ma conscience ne sois pas si légère que ça...

Elle n'est pas si légère que ça. Les résultats de mes analyses ne tomberont pas avant quelques semaines. Je ne dois pas m'inquiéter, mais parfois, mon ventre se noue et je me dis que je suis stupide, que ça ne sert à rien....

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jeudi 8 juillet 2004

Eurockéennes 2004: chronique (2).

 

Ouais, je m'étais promis de le faire. Je vais pas refaire la prog', ce serait inutile. Juste à préciser qu'elle était particulièrement pointue cette année... Alors venons en aux faits.

Départ vendredi midi avec Neb, Pit le frère et Simon (prononcez Saymone). Les trois gars me cherchent à la sortie du taf et nous prenons la direction de Belfort après être repassés ici. Arrivés sur place, kro de rigueur à la main, sardine dans l'autre, nous montons l'igloo des deux jeunes. Neb ayant oublié la notre, nous étions condamnés à la première nuit dans la voiture. A perte de vue, des tentes, des couleurs, des véhicules, de l'enthousiasme. On rejoint le site via la voie ferrée comme chaque année. Réjouissance. Pourquoi ce soleil, c'en est presque inquiétant, y'a jamais de soleil aux eurocks, y'a anguille sous roche. On revend nos billets en rab arrivés sur place. Facile, le premier soir était complet et on cherchait pas à faire de bénéf', donc ça va vite. Arrivés devant les barrières, chacun sort son billet ET LA, C'EST LE DRAME. Simon (prononcez toujours Saymone) n'a plus son billet. Volé? Perdu? Que faire?

Après quelques minutes de réflexion, je traine Simon chez les gendarmes. Il avait a son bras le bracelet du camping qui prouvait que quelques minutes plus tôt, il avait encore son forfait. Les gentils gendarmes interrogent Simon (ne prononcez plus Saymone) et finissent par établir une déclaration de vol qui permet à ce dernier de récuperer un forfait sans avoir à débourser le moindre centime.

La bonne humeur est sauve. On pénetre sur le site. trois jours de 4eme dimension peuvent débuter. Une fois l'entrée passée, le temps perd de sa valeur. Rupture du continuum espace temps. De la bière, du son en permanence. Souvent assis dans l'herbe, souvent devant des scènes, à s'en mettre plein les oreilles et marcher, marcher, marcher... Il me restera de belles images. Des enfants qui galopent. La sieste dans la tente avec mon homme. Mes larmes sur certains morceaux de Pixies parce que c'était un peu comme d'entendre jouer Jim Morrison (j'écoutais Pixies quand j'avais 18 ans et je percevais alors une légende). La pluie uniquement le vendredi soir où on se dit c'est partit pour trois jours. Les dynamiques !!! (tchik tchik tchik) qui ondulent et dont la force set contagieuse. La tête des deux élèves que j'ai croisés et qui ont failli se sauver en me voyant (vous vous rendez compte, p'tain, c'est pas possible ça, y laissent même rentrer les profs!). Les cris de joie qui parcourent tout le camping même en pleine nuit. Ce type qui a dormi contre une bâche avec son chapeau de mexicain pendant plusieurs heures. Patach (d'ailleurs, je fais un appel à qui connait Patach, ce jeune homme qui s'est baladé vendredi avec une pancarte dans le dos / Peut-être que patach était un revendeur et que je passe encore pour une niase).

Dans l'ensemble, pas mal de frissons, mais moins que les autres années. Pas mal de fatigue aussi. Faut dire que la semaine précédente avait pas été de tout repos. Je remarque aussi un public de plus en plus jeune (ou est-ce moi qui me prends une claque de quart de siècle?) et toujours cette déferlante commerciale sur tout le site qui va jusqu'à pourrir les attentes de concerts. Certains diront que Placebo n'ont pas pris de risques, d'autres que Pixies avaient un son de m... Pour ma part, j'ai été assez bon public cette année. Mais foncièrement déçue par les Korn et Slipknot, que je présageais violents, mais desquels je pensais quand même pouvoir tirer quelque chose: je me suis sauvée. Aussi bien aimé la pèche de Goove armada, les petillants Seeed (du reggae allemand, si si!). Un peu déçue aussi par le Peuple de l'herbe que j'avais déjà vu plusieurs fois en concert (Peuple-peuple!). Trop court et un peu vide.

Voilà ma chronique, complètement désordonnée, je l'admets. J'avais besoin de balancer comme ça mes impressions. L'année prochaine peut-être...

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Le bonheur

  En réponse à Maringouin qui me dit: Maintenant je te renvoie la question Diane...il faudrait quoi pour te combler? C'est quoi le bonheur selon toi? :). Suite du commentaire paru sur son site.

Le bonheur selon moi se compose de spontanéité, d'insouciance, de liberté, d'ambition, de partage. Recette compliquée et paradoxale me direz-vous. Je rajouterais dans ma recette quelques groseilles pour ne pas décevoir, une fois de plus, mes gourmands visiteurs et aussi parce que l'acidité peut prendre part dans le goût du bonheur. S'il n'y avait que du sucre, ça en deviendrait mièvre. Et je ne pense pas qu'il n'y ait que le niais qui puisse être heureux. On parle d'imbécile heureux mais l'heureux n'est pas toujours imbécile. Ceci dit,comme le dit Voltaire, le bonheur est un mot abstrait composé de quelques idées de plaisir. Une petite bête fuyante qu'il ne faut pas tenter d'apprivoiser, et sur ce point nous (toi, Voltaire et moi) sommes d'accord. Et sur de nombreux autres points je pense.

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Liste de ce que je n'ai jamais le temps de faire.

Voici la liste non-exhaustive des choses que je veux faire depuis longtemps et que je n'avais pas le temps de faire jusqu'à maintenant et que je vais enfin pouvoir faire puisque me voilà lancée sur cinq semaines de vacances.

  • faire cette liste que jusque là, je n'avais pas le temps de faire...
  • Faire du pain
  • me faire les ongles
  • trainer, perdre mon temps
  • dormir, faire des siestes, me prélasser sous ma couette
  • lire lire lire (Barjavel m'a fait tant de promesses, je ne peux plus le faire attendre, il y a encore trop de choses qu'il ne m'a pas dites)
  • écrire écrire écrire
  • ranger mes papiers, paperasse et factures
  • aller plus souvent à la piscine
  • correspondre, envoyer des lettres, des cartes postales, des dessins à ceux que j'aime, pour leur faire plaisir, pour me faire plaisir
  • faire l'amour au moins trois fois par jour
  • prendre un petit déjeuner au lit parfois et tant pis pour les miettes, avec de la confiture, du nutella et du thé
  • faire une coupe à Whawha (c'est fait, admirez le résultat juste en dessous... Et si y'en a un pour me dire qu'elle est moche.... Gare à lui....)
  • préparer mes cours pour l'année prochaine, du bétonnée, du bien motivant, pour moi et pour eux
  • jouer avec Lara Croft, cette coquine, elle m'attend depuis des mois
  • me promener, faire des randos, partir en montagne
  • ranger mes dernières photos papier
  • visister de nouveaux appartements puisque le déménagement se précise pour la rentrée
  • glander, glander, glander
  • faire de bons petits plats
  • regarder des films
  • visister des musées
  • aller au cinoche
  • sourire, rire plus souvent
  • découvrir encore Neb
  • rêver
  • partir
  • raconter ici encore plein de choses
  • terminer ou au moins continuer tous ces textes commencés sur des brouillons, des morceaux de nappes en papier, des enveloppes... mettre à jour toutes ces idées, les murir
  • sortir tôt le matin, se coller sur une terrasse ensoleillée et lire le journal avec un thé citron
  • aller au marché, renifler, écouter, regarder
  • faire de la confiture (je vous en bouche un coin là?)
  • ....

Sans doute encore beaucoup de choses, plus futiles encore...

 

Posté par Diane Groseille à 18:21 - - Commentaires [1] - Permalien [#]