lundi 12 juillet 2004

Arrêtez de fumer!!!

                 Non, je ne fais pas la morale, je cherche à faire réagir les gens. Je lisais ce week-end un édito d'Alix de Saint André dans l'Express à propos de la cigarette. A lire à tout prix. Parce que NON NON et NON: on ne prend pas 10 kilos quand on arrête de fumer, on ne stresse pas comme un(e) barjo, on est pas insupportable (à moins qu'on ne l'ait déjà été avant), on ne tombe pas dans un gouffre de désespoir, on ne consomme pas des anxiolytiques par boîtes de 40 et on ne devient pas un héros (à moins que ce ne soit l'image que l'on cherche à donner). Il n'y a rien de lâche et il n'y a rien d'héroïque dans le fait d'arrêter de fumer: simplement, on se rend compte.

 Je trouve incroyable qu'on laisse paraître un article aussi décourageant pour toutes les personnes qui souhaitent arrêter de fumer. Je ne cherche pas à faire un discours pompeux ou moraliste. Je parle juste en connaissance de cause et je ne suis pas une "survivante". J'ai arrêté de fumer en septembre 2002, à la suite d'un accident de voiture (que je relate ici-même d'ailleurs) que j'ai mal vécu. On m'a alors dit que le moment était mal choisi pour entreprendre ça... Parce qu'il y a un moment? Réfléchissez bien, ce n'est JAMAIS le bon moment.

Je fumais alors un paquet de 30 cigarettes par jour et ceci depuis une dizaine d'années (oui, j'ai commencé très tôt) et j'étais la première à dire que je n'avais aucune envie d'arrêter de fumer, que je ne serai pas malade et que j'avais largement de quoi de payer ce que certains qualifiaient de "briques" (à cause de la taille des paquets). Puis soudainement, j'ai réfléchi. Je venais de passer à côté de la mort  (oh! grand mot qui ne vous percute pas si vous ne l'avez pas un jour tutoyé). J'avais furieusement envie de vivre. Et je ne comprenais plus à quoi "rimait" ce geste que je reproduisais plus de 30 fois par jour. J'en étais au stade de m'allumer une cigarette alors que j'en avais une aux lèvres. J'ai décomposé le mécanisme dans ma tête. Le cylindre qui roule entre les doigts. Le filtre que l'on pose sur ses lèvres. Le briquet qui entre en contact avec la cigarette. La fumée qui entre dans la bouche, descend dans la gorge, emplit les poumons. Où est la DEPENDANCE? Uniquement dans le geste.

J'ai voulu chercher plus loin. J'ai trouvé en bibliothèque un livre qui m'a fait plus que sourire, j'ai éclaté: La méthode simple pour en finir avec la cigarette. La quatrième de couverture annonçait qu'il n'y avait aucun stress, aucune prise de poids, aucune déprime en vue. Je restai sceptique. J'ai lu, en entier. Et au moment où je lisais la dernière page, j'écrasais ma dernière cigarette.

Je ne fais aucunement de publicité pour l'auteur de ce livre (il n'en a pas besoin), je n'ai rien à gagner. Sa méthode fait prendre conscience de notre lavage de cerveau (si si!), il n'y a aucun miracle. C'est un lavage de cerveau à l'envers. La dépendance physique est quasi inexistante. Tout est dans la tête. Et le type d'article que produit Alix de Saint André alimente cette idée universelle selon laquelle nous ne pouvons nous passer de la cigarette. C'est faux. Il suffit de comprendre que nous n'en avons pas besoin. Elle n'est pas vitale comme le sont l'eau, l'air, la nourriture.

IL N'EST PAS QUESTION DE VOLONTE, IL S'AGIT D'OUVRIR LES YEUX.

A l'heure actuelle, je ne fume plus. Je n'ai pas pris un seul kilo et ce fut un véritable bonheur que de cesser cette merde. J'ai retrouvé le goût des aliments (vivent les groseilles), l'odeur de parfums qui m'étaient devenus inconnus depuis presque dix ans, un souffle incroyable... J'ai failli retomber dans le cercle vicieux puisque j'ai fumé pendant un court laps de temps des beedies, pensant retrouver le geste sans retrouver le vice. Je me suis vite rendue compte que le processus était le même et j'ai laissé tomber du jour au lendemain. Aujourd'hui, je n'ai plus aucune envie de cigarette et pourtant Neb homme de moi fume (que je n'aime pas les bisous goût tabac!)

Rien ne doit vous freiner. Je ne fais de pub pour personne, je ne parle au nom de personne, je veux faire ouvrir les yeux: c'est facile, c'est évident. Et fumer tue.

 

 

Posté par Diane Groseille à 21:50 - - Commentaires [6] - Permalien [#]


Should I stay or should I go?

               Demain, emploi du temps chargé. Neb et moi partons à la découverte de ce que pourrait être notre nouvel appartement. J'ai passé la matinée au téléphone pour organiser au mieux le temps, mais ça va se jouer à la minute. Je suis curieuse, certaines descriptions faites par les propriétaires me laissent songeuse. Il y a même un appartement avec une cheminée. Certains en plein centre ville, d'autres presque à la campagne.

                Puis parfois, je regarde autour de moi et l'idée de vider mon univers de ses meubles et de ne plus remettre les pieds ici me panique. Nous avons marcher en ville cet après-midi, entre deux averses, le temps de passer à la poste et d'acheter quelques fruits. Même cette ville qui est pourtant plutôt laide pourrait bien me manquer.

             Demain, ça fera sept ans que j'occupe cet appartement et donc plus de huit ans que je suis dans cette ville. Curieuse impression. Il y a la réjouissance d'un côté et l'angoisse de l'autre. Encore un paradoxe.

[ aujourd'hui Whawha a 6 ans: joyeux nanni Whawha!]

 

Posté par Diane Groseille à 21:39 - - Commentaires [0] - Permalien [#]