jeudi 8 juillet 2004

Eurockéennes 2004: chronique (2).

 

Ouais, je m'étais promis de le faire. Je vais pas refaire la prog', ce serait inutile. Juste à préciser qu'elle était particulièrement pointue cette année... Alors venons en aux faits.

Départ vendredi midi avec Neb, Pit le frère et Simon (prononcez Saymone). Les trois gars me cherchent à la sortie du taf et nous prenons la direction de Belfort après être repassés ici. Arrivés sur place, kro de rigueur à la main, sardine dans l'autre, nous montons l'igloo des deux jeunes. Neb ayant oublié la notre, nous étions condamnés à la première nuit dans la voiture. A perte de vue, des tentes, des couleurs, des véhicules, de l'enthousiasme. On rejoint le site via la voie ferrée comme chaque année. Réjouissance. Pourquoi ce soleil, c'en est presque inquiétant, y'a jamais de soleil aux eurocks, y'a anguille sous roche. On revend nos billets en rab arrivés sur place. Facile, le premier soir était complet et on cherchait pas à faire de bénéf', donc ça va vite. Arrivés devant les barrières, chacun sort son billet ET LA, C'EST LE DRAME. Simon (prononcez toujours Saymone) n'a plus son billet. Volé? Perdu? Que faire?

Après quelques minutes de réflexion, je traine Simon chez les gendarmes. Il avait a son bras le bracelet du camping qui prouvait que quelques minutes plus tôt, il avait encore son forfait. Les gentils gendarmes interrogent Simon (ne prononcez plus Saymone) et finissent par établir une déclaration de vol qui permet à ce dernier de récuperer un forfait sans avoir à débourser le moindre centime.

La bonne humeur est sauve. On pénetre sur le site. trois jours de 4eme dimension peuvent débuter. Une fois l'entrée passée, le temps perd de sa valeur. Rupture du continuum espace temps. De la bière, du son en permanence. Souvent assis dans l'herbe, souvent devant des scènes, à s'en mettre plein les oreilles et marcher, marcher, marcher... Il me restera de belles images. Des enfants qui galopent. La sieste dans la tente avec mon homme. Mes larmes sur certains morceaux de Pixies parce que c'était un peu comme d'entendre jouer Jim Morrison (j'écoutais Pixies quand j'avais 18 ans et je percevais alors une légende). La pluie uniquement le vendredi soir où on se dit c'est partit pour trois jours. Les dynamiques !!! (tchik tchik tchik) qui ondulent et dont la force set contagieuse. La tête des deux élèves que j'ai croisés et qui ont failli se sauver en me voyant (vous vous rendez compte, p'tain, c'est pas possible ça, y laissent même rentrer les profs!). Les cris de joie qui parcourent tout le camping même en pleine nuit. Ce type qui a dormi contre une bâche avec son chapeau de mexicain pendant plusieurs heures. Patach (d'ailleurs, je fais un appel à qui connait Patach, ce jeune homme qui s'est baladé vendredi avec une pancarte dans le dos / Peut-être que patach était un revendeur et que je passe encore pour une niase).

Dans l'ensemble, pas mal de frissons, mais moins que les autres années. Pas mal de fatigue aussi. Faut dire que la semaine précédente avait pas été de tout repos. Je remarque aussi un public de plus en plus jeune (ou est-ce moi qui me prends une claque de quart de siècle?) et toujours cette déferlante commerciale sur tout le site qui va jusqu'à pourrir les attentes de concerts. Certains diront que Placebo n'ont pas pris de risques, d'autres que Pixies avaient un son de m... Pour ma part, j'ai été assez bon public cette année. Mais foncièrement déçue par les Korn et Slipknot, que je présageais violents, mais desquels je pensais quand même pouvoir tirer quelque chose: je me suis sauvée. Aussi bien aimé la pèche de Goove armada, les petillants Seeed (du reggae allemand, si si!). Un peu déçue aussi par le Peuple de l'herbe que j'avais déjà vu plusieurs fois en concert (Peuple-peuple!). Trop court et un peu vide.

Voilà ma chronique, complètement désordonnée, je l'admets. J'avais besoin de balancer comme ça mes impressions. L'année prochaine peut-être...

Posté par Diane Groseille à 22:19 - - Commentaires [2] - Permalien [#]


Le bonheur

  En réponse à Maringouin qui me dit: Maintenant je te renvoie la question Diane...il faudrait quoi pour te combler? C'est quoi le bonheur selon toi? :). Suite du commentaire paru sur son site.

Le bonheur selon moi se compose de spontanéité, d'insouciance, de liberté, d'ambition, de partage. Recette compliquée et paradoxale me direz-vous. Je rajouterais dans ma recette quelques groseilles pour ne pas décevoir, une fois de plus, mes gourmands visiteurs et aussi parce que l'acidité peut prendre part dans le goût du bonheur. S'il n'y avait que du sucre, ça en deviendrait mièvre. Et je ne pense pas qu'il n'y ait que le niais qui puisse être heureux. On parle d'imbécile heureux mais l'heureux n'est pas toujours imbécile. Ceci dit,comme le dit Voltaire, le bonheur est un mot abstrait composé de quelques idées de plaisir. Une petite bête fuyante qu'il ne faut pas tenter d'apprivoiser, et sur ce point nous (toi, Voltaire et moi) sommes d'accord. Et sur de nombreux autres points je pense.

Posté par Diane Groseille à 21:47 - - Commentaires [3] - Permalien [#]

Liste de ce que je n'ai jamais le temps de faire.

Voici la liste non-exhaustive des choses que je veux faire depuis longtemps et que je n'avais pas le temps de faire jusqu'à maintenant et que je vais enfin pouvoir faire puisque me voilà lancée sur cinq semaines de vacances.

  • faire cette liste que jusque là, je n'avais pas le temps de faire...
  • Faire du pain
  • me faire les ongles
  • trainer, perdre mon temps
  • dormir, faire des siestes, me prélasser sous ma couette
  • lire lire lire (Barjavel m'a fait tant de promesses, je ne peux plus le faire attendre, il y a encore trop de choses qu'il ne m'a pas dites)
  • écrire écrire écrire
  • ranger mes papiers, paperasse et factures
  • aller plus souvent à la piscine
  • correspondre, envoyer des lettres, des cartes postales, des dessins à ceux que j'aime, pour leur faire plaisir, pour me faire plaisir
  • faire l'amour au moins trois fois par jour
  • prendre un petit déjeuner au lit parfois et tant pis pour les miettes, avec de la confiture, du nutella et du thé
  • faire une coupe à Whawha (c'est fait, admirez le résultat juste en dessous... Et si y'en a un pour me dire qu'elle est moche.... Gare à lui....)
  • préparer mes cours pour l'année prochaine, du bétonnée, du bien motivant, pour moi et pour eux
  • jouer avec Lara Croft, cette coquine, elle m'attend depuis des mois
  • me promener, faire des randos, partir en montagne
  • ranger mes dernières photos papier
  • visister de nouveaux appartements puisque le déménagement se précise pour la rentrée
  • glander, glander, glander
  • faire de bons petits plats
  • regarder des films
  • visister des musées
  • aller au cinoche
  • sourire, rire plus souvent
  • découvrir encore Neb
  • rêver
  • partir
  • raconter ici encore plein de choses
  • terminer ou au moins continuer tous ces textes commencés sur des brouillons, des morceaux de nappes en papier, des enveloppes... mettre à jour toutes ces idées, les murir
  • sortir tôt le matin, se coller sur une terrasse ensoleillée et lire le journal avec un thé citron
  • aller au marché, renifler, écouter, regarder
  • faire de la confiture (je vous en bouche un coin là?)
  • ....

Sans doute encore beaucoup de choses, plus futiles encore...

 

Posté par Diane Groseille à 18:21 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

Who is Whawha?

 

Yes, Whawha is a fucking caniche...

Posté par Diane Groseille à 17:51 - - Commentaires [4] - Permalien [#]

Cathédrales.

[ Rêve, il y a plusieurs mois déjà]

Je suis dans ma ville. Je marche dans une torpeur et dans les rues humides et sombres. Je traverse un mur de fumée. Sorte de passage dans un autre monde. Réalisme magique. Je me retrouve alors sur cette grande place juste en bas de chez moi, mais qui n'est pas alors celle que je connais. Et il y a autour de moi des églises multipliées. Là, elles me cachent la lumière du jour et des personnages portant des vêtements larges et longs déambulent. Les églises se font de plus en plus hautes et de plus en plus oppressantes. Elles s'effritent aussi, soudain composées de blocs de sable friable, comme un château sur une plage de Normandie.

Je veux sortir, rejoindre mon monde et je cherche quelqu'un qui puisse m'aider. Je vois alors que des corps sont greffés dans ces cathédrales de sable. De longs turbans sont enroulés autour de leurs corps, de leurs têtes et les tiennent prisonniers de ces édifices qui en deviennent vivants.

L'un d'eux m'explique alors dans un souffle que je dois trouver cette petite ouverture au ras du sol. Je cherche et en tournant, je finis pas trouver une trappe au pied d'un des murs alors que la luminosité se fait rare. Devant, des pages en paille tressées que je tourne. Je me retrouve face à une ouverture qui a tout d'un boyau humain et je sais que je dois m'y engouffrer si je veux retrouver ma réalité. C'est ce que je me décide à faire, la tête la première et comme je manque d'air, je me réveille.

Posté par Diane Groseille à 15:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Utopie

    Et si je me mettais au violon?

Posté par Diane Groseille à 15:00 - - Commentaires [6] - Permalien [#]