Le temps pour une fois. J'ai pas cours ce matin. Alors je traine comme j'aime. Une douche avec la tête dehors, velux grand ouvert. Un thé noir et quelques princes. Sortir Whawha, faire le tour du parc. Réfléchir à la journée qui vient. Je fais quoi en cours cet après-m'? Y'a des copies à rendre. On termine les études de textes. J'improvise pour le reste. Y'a encore tellement de choses à faire. Puis ensuite, je pars à l'autre bout du département pour un cours d'expression orale. Je serai pas rentrée avant huit heures.

        Personne ne m'attend de toute façon. Oui, Neb homme de moi toujours pas revenu. Jusque là, je disais oui-oui... Hier soir, j'ai haussé le ton. Et pour sure que c'est pas maintenant qu'il va accélérer le pas pour revenir. Il m'annonce trois ou quatre jours supplémentaires. J'aime pas, je le dis. J'accuse même une certaine mauvaise foi au service de sa lenteur. Reproches, tournés en ironie et encore plus piquants. Il aime pas. Comme ça on est quitte. En même temps que je profère ces paroles agressives, je me déteste. Je vois la chieuse de service qui saoule son mec au téléphone. Je ressemble à toutes ces grincheuses qui sont à l'origine de la rumeur : "les femmes sont des emmerdeuses". Je m'en veux, ça ne me ressemble pas. Je le lui dis, surtout que c'est parce que je tiens tellement à lui. Tous les autres, je n'aurais rien dit, je m'en balançais. Il dit comprendre... et la tension est descendue au moment où nous raccrochons, après une bonne heure de mots dans le vide. Après, je me sens sale. Ce n'est pas moi qui réagis comme ça. Est-ce l'amour qui me fait opter pour de telles réactions,si puériles? J'ai effectivement souvenir que la dernière personne avec laquelle je me comportais comme ça était mon premier amour. Le seul "véritable" jusqu'alors. Le Furet. Mais je mettais cette attitudes sur le compte de la jeunnesse. C'était peut-être pas ça...

          Ensuite, le temps a filé, j'ai discutté avec un bloggeur, pour la première fois, un peu, brièvement, j'ai étendu mon linge, j'ai fait la vaisselle, je suis sortie avec Whawha, déplacer ma voiture, dans la nuit déserte de ma ville, avec ma lacrymo, toujours, j'ai ouvert deux livres de cours, sans but précis, feuilleté... Puis il était une heure. J'ai aimé aller me coucher... Et la solitude qui ne m'a jamais dérangée est toujours douillette et agréable. Et je me dis qu'il a intéret à se dépècher s'il ne veut pas que ma vie de célibataire reprenne le desssus.