Autoroute. Moi en pilote automatique. Je roule sur le périph' de ma ville. Putain de ville. Putain de travaux. Mais ça, je me le dis même plus puisque je suis en pilote automatique. Et là, waouch, la sortie que je prends tous les jours est fermée et tout droit, si je continue, je change de pays. Mais j'ai pas le choix, alors je roule. Je fais plusieurs bornes avant de voir le premier panneau de déviation. Et là: les bouchons. Z'avaient fermer trente bornes d'autoroute, aux alentours de huit heures du mat', z'imaginez le bronx? Alors je prends mon mal en patience, ce qui n'est pas le cas de tout le monde. Et je ris parce que les gens pensent que klaxonner, se bouffer les ongles ou gueuler par la fenêtre va faire avancer la file de vingt kilomètres de gros culs qui bloquent le passage. Oui, je ris, pas si nerveuse que ça finalement, relativement zen même. Et plus le temsp passe, plus je trouve cette fuite en avant dans mon emploi du temps charmante. Je vois les chiffres défiler sur mon horloge et je peux compter les gravillons au sol. Je trouve un paquet de gateaux dans mon sac, je monte le son d'Amnésiac et je baisse la vitre pour laisser entrer ce qui se fait moins étouffant avec le peu de mouvement. Je vois "10:00" et je sais que mes élèves se réjouissent déjà de mon retard qui pourrait se transformer en une absence-surprise agréable. Puis la fluidité revient, lentement. et je ris encore de voir ces abruttis à fond de troisième et déjà à 100km/h pour rattraper un retard qu'il ne rattraperons pas. Des cons. Des cons dangeureux.

     Voilà, j'arrive dans ma salle de cours avec 20 minutes de retard et un "rhoooooooooooooo" général de déception. Leçon de zenitude.... Tout d'un coup, je me souviens, cette histoire me rappelle...........