Je flane sur la toile, dans cette abstraction. Me sens plutôt bien ici, dans cet endroit virtuel, où fait ni trop chaud ni trop froid. Pas sommeil pour ce soir. J'ai mis en ligne plusieurs textes, j'ai introduit des catégories, des liens, j'ai bidouillé les couleurs, le temps a passé, il est plus de minuit. J'ai aussi mis un lien vers le journal dont je parlais il y a quelques jours, sur un site où j'avais déjà écrit quelques pages. J'ai lu beaucoup de blogs, regardé des photos, suis rentrée dans des unive'rs, dans des intimités. Me sens un peu drôle par rapport à ça, comme saturée d'ambiances et de contextes qui ne sont pas les miens.

    Un long week-end qui commence. Demain soir sans doute une fiesta dans un verger. Avec un feu, de l'alcool, beaucoup de monde et de paroles qui vont monter vers les étoiles. De vieilles connaissances aussi. Des garçons que j'ai cotoyés. Plus que ça en fait. Qui sont rentrés dans ma vie mais qui n'avaient pas forcément envie d'y rester. Je leur avais pas forcément laissé une image bien confortable de ce que ça aurait pu être d'ailleurs.

    Puis dimanche, ma meilleure amie vient déjeuner avec son homme et sa fille qui a maintenant trois mois et dont je suis la marraine. Je suis allée les voir jeudi soir. La patite demoiselle a les grands yeux bleus de son papa et fait des sourires à vous tirer des larmes d'émotion. Elle a serré mon doigt dans sa petite main et je suis restée deux bonnes heures à respirer son odeur apaisante, l'odeur de l'insouciance sur mes genoux.

   Lundi sera férié. je compte bien en profiter pour avancer dans la correction des monticules de copies sur mon bureau. J'aimerais aussi partir en montagne avec Whawha, je ne sais pas si j'aurais le temps.

  Mon dos me fait mal, voilà plusieurs heures que je suis face à cet écran, il est temps que j'aille me coucher.